Publié dans Politique

BIANCO Fianarantsoa - Détournement de plus de 8 millions Ariary à l’IFIRP

Publié le jeudi, 11 décembre 2025

La lutte contre la corruption dans le secteur public franchit un nouveau cap à Fianarantsoa. La Direction territoriale du Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO) a révélé l’existence d’un réseau de malversations internes impliquant plusieurs agents issus de diverses institutions financières et administratives. Les faits, survenus entre 2022 et 2023, concernaient le détournement des présalaires d’un montant total de 8 134 630 Ariary, initialement destinés à trois anciens étudiants de l’Institut de Formation Interrégionale des Paramédicaux (IFIRP) de Fianarantsoa.

Selon les investigations, débuté en 2024, les détournements auraient été facilités par la complicité entre différents acteurs occupant des postes stratégiques dans la chaîne administrative et financière. Les fonds, au lieu d’atteindre leurs bénéficiaires légitimes, étaient redirigés à des fins personnelles par les membres du réseau. A l’issue de l’enquête, six individus ont été identifiés et déférés devant le Parquet du Pôle anti-corruption (PAC) de Fianarantsoa. Parmi eux un gestionnaire et un comptable de l’IFIRP, un percepteur principal, un encadreur de la Trésorerie générale de Fianarantsoa, un comptable auprès de la Délégation régionale du contrôle financier de Fianarantsoa et un autre percepteur principal. Les cinq premiers suspects ont été placés sous mandat de dépôt. Le sixième a été maintenu sous contrôle judiciaire. Cette opération témoigne de l’engagement du BIANCO à combattre le détournement des ressources publiques, en particulier dans les secteurs sensibles que sont l’éducation et la santé. Dans un communiqué, l’institution a réaffirmé sa détermination à “poursuivre sans relâche la prévention, la détection et la répression des actes de corruption afin de protéger l’intégrité des ressources publiques”.

N.R.

Fil infos

  • La Vérité devient hebdomadaire
  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff